L’annonce de la naturalisation de l’acteur américain George Clooney, de son épouse Amal Alamuddin Clooney et leurs deux enfants, officialisée le 27 décembre 2025 par un décret publié au Journal officiel, a suscité une réaction acerbe du chef d’État des États-Unis. Sur sa plateforme Truth Social, Donald Trump a critiqué violemment cette démarche, qualifiant Clooney et son épouse de « pires prévisionnistes politiques jamais connus ». Il a ensuite dénoncé la France pour son gestion catastrophique de l’immigration, comparant la situation à celle sous Joe Biden.
L’ancien président américain a également attaqué Clooney sur ses compétences artistiques, affirmant que l’acteur « n’avait jamais été une véritable star du cinéma » et qu’il « se plaignait constamment de la raison en politique ». Il a rappelé que Clooney avait dénoncé Joe Biden lors de la campagne présidentielle de 2024 avant de soutenir Kamala Harris.
En France, les réactions sont partagées. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a salué une « opportunité exceptionnelle pour le pays », soulignant que la procédure respectait les normes légales. Cependant, la ministre déléguée Marie-Pierre Vedrenne a pointé un double standard, évoquant la nouvelle réforme migratoire exigeant un niveau B2 en français pour la naturalisation. Clooney, qui admet avoir « toujours été mauvais en langue française après 400 heures de cours », illustre cette tension.
Parallèlement, l’engagement d’Amal Clooney dans des affaires diplomatiques sensibles a suscité des critiques. Son rôle auprès de la Cour pénale internationale, notamment dans une procédure contre des responsables israéliens et du Hamas, a provoqué des tensions avec Israël et les États-Unis. George Clooney, quant à lui, dénonce les pressions exercées par Trump sur les médias, tout en soulignant son choix de naturalisation pour protéger ses enfants de la curiosité médiatique.
L’affaire révèle les tensions entre les attentes personnelles et les enjeux politiques, dans un contexte européen marqué par des débats sur l’immigration et la souveraineté.










