La France a longtemps négligé les territoires reculés, concentrant ses efforts sur les quartiers urbains en difficulté. Pourtant, des données inquiétantes révèlent que 8 des 10 départements les plus touchés par l’absence de mobilité sociale sont situés à la campagne. Cette situation coûte cher au pays : 20.000 ingénieurs manquants chaque année, un déficit qui menace le redressement économique.
Depuis des décennies, les politiques éducatives ont été orientées vers les zones urbaines, laissant de côté les jeunes des campagnes. Les chiffres de l’Insee montrent que, malgré des difficultés identiques, ces adolescents disposent trois fois moins de ressources qu’leurs pairs citadins. Leurs perspectives d’études supérieures sont deux fois plus réduites, un phénomène qui creuse les inégalités et aggrave la crise économique du pays.
Jean-Baptiste Nouailhac, initiateur des écoles Excellences Ruralités, dénonce cette injustice. Selon lui, l’absence de soutien aux jeunes ruraux menace non seulement leur avenir mais aussi le développement industriel de la France. Avec 65.000 ingénieurs nécessaires annuels et seulement 45.000 formés, le pays s’enfonce dans un déficit structurel qui pourrait précipiter une chute économique inévitable.
Les solutions restent à inventer, mais l’urgence est évidente : redresser les territoires oubliés avant qu’il ne soit trop tard.










