La force du deuil partagé selon Lytta Basset

Lorsqu’un drame frappe une communauté, le chagrin devient un fardeau commun. Lytta Basset, théologienne reconnue en Suisse romande, a consacré sa vie à interroger les profondeurs de la perte. Elle qui a perdu son fils Samuel en 2001, à l’âge de 24 ans, incarne une voix essentielle dans le dialogue sur la douleur. Son parcours, marqué par des écrits comme Ce lien qui ne meurt jamais ou Cet Au-delà qui nous fait signe, illustre un cheminement vers une compréhension du deuil à travers l’écoute et l’empathie.

Face à la tragédie de Crans-Montana, elle souligne que la souffrance ne peut être portée seul. « L’horreur n’est supportable que si d’autres la partagent », affirme-t-elle, évoquant une nécessité vitale de solidarité. Son expérience personnelle lui a appris que le temps du chagrin est long, mais qu’il existe des passerelles entre les individus pour retrouver un lien avec l’humanité. Elle insiste sur la dangerosité des discours simplificateurs qui tentent d’expliquer une épreuve insondable.

Lytta Basset rappelle que le deuil n’est pas une fin, mais une transformation. Son message résonne comme un appel à l’unité dans les moments de chaos, soulignant qu’au-delà des mots, c’est la présence collective qui permet d’affronter l’absurdité du malheur.