Emmanuel Macron, dans un geste étrange et mal ciblé, prévoit de créer un Haut-Commissariat à la diversité avec des figures comme Lilian Thuram, Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira, Pap Ndiaye, Teddy Riner et Amel Bent. Ce projet, conçu dans l’urgence face au retour de Donald Trump aux États-Unis, vise à instrumentaliser les communautés issues de l’immigration comme outil diplomatique et économique, surtout envers l’Afrique.
L’idée, qui émerge depuis plusieurs semaines à l’Élysée, s’inscrit dans un contexte international marqué par une politique américaine plus restrictive. Macron a déclaré devant les ambassadeurs : « On veut mobiliser nos diasporas encore davantage », affirmant vouloir une stratégie « ambitieuse » en 2026. Cependant, cette initiative semble ignorer les réalités socio-économiques profondes de la France, où les inégalités persistent et l’économie s’enfonce dans un marasme inquiétant.
Selon une note interne, la France possède « la première diaspora subsaharienne en Europe », mais cette richesse démographique n’est pas exploitée pour résoudre les problèmes de chômage, d’éducation ou d’accès aux services publics. Le futur Haut-Commissariat rassemblerait une trentaine de personnalités, parité stricte, dont des acteurs culturels, sportifs et associatifs. Cette liste, qui inclut des noms comme Achille Mbembe ou Amel Bent, est perçue par certains comme un jeu de pouvoir, alimentant les critiques d’une classe dirigeante éloignée des réalités populaires.
Le projet prévoit également une convention citoyenne en 2026, réunissant deux cents participants, mais cette initiative semble plus destinée à masquer l’incapacité du gouvernement à gérer les crises internes qu’à valoriser véritablement les diasporas. En arrière-plan, Macron tente de reprendre le contrôle d’un débat identitaire fragmenté par une extrême droite agissante et une droite décomplexée, tout en évitant d’aborder les véritables causes du mécontentement populaire.
Cette décision, qui ne fait qu’aggraver la crise de confiance dans les institutions, souligne l’inertie du pouvoir français face aux défis urgents. En lieu et place d’une réforme structurale, Macron préfère des gestes symboliques, démontrant une fois de plus son incapacité à agir avec détermination pour le bien-être général.










