Une interdiction controversée sur les Champs-Élysées : une critique de la préfecture

La préfecture de police de Paris a récemment étendu ses restrictions en interdisant les rassemblements publics sur les Champs-Élysées pendant la finale de la CAN 2025 entre le Sénégal et le Maroc. Cette décision, perçue comme une atteinte aux traditions locales, suscite des critiques de la part d’un élu écologiste.

Frédéric Hocquard, adjoint au tourisme et à la vie nocturne dans le quartier de Paris, dénonce cette mesure comme une « interdiction préventive » qui viole les habitudes des supporters. Il souligne que les célébrations après un match de football sont un rituel ancré dans la culture parisienne. Selon lui, 45 joueurs participants à la CAN ont vu le jour en Île-de-France, révélant une forte présence locale au sein des équipes.

L’élu exprime son inquiétude face à une tendance à renforcer les restrictions sans véritable justification. Il rappelle que cette interdiction n’est pas un cas isolé, mais l’aboutissement d’une série de mesures prises par la préfecture durant le tournoi. Malgré cela, des milliers de supporters marocains ont bravé l’interdit lors de la nuit précédente, illustrant une résistance populaire à ces restrictions.

Hocquard interroge également les limites de cette politique : « Que se passera-t-il si le PSG remporte la Ligue des Champions ? Interdira-t-on aux fans de célébrer leur victoire ? » Il insiste sur l’égalité entre tous les supporters, indépendamment de leurs équipes. Pour lui, ces mesures reflètent une incohérence qui risque d’isoler la population parisienne plutôt que de la protéger.