Des groupes armés ont perpétré une violente opération dimanche dans un village isolé du nord du Nigeria, en s’en prenant à deux églises et en enlevant plus de 160 fidèles. Selon des sources locales et un rapport de l’ONU consulté par l’AFP, les assaillants ont agi avec une précision inquiétante, ciblant des lieux de culte chrétiens dans la région de Kaduna. Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’intensification des violences dans le nord du pays, où les enlèvements massifs ont connu une recrudescence depuis novembre dernier.
Le gouvernement américain avait réagi à ces incidents en menant des frappes militaires dans l’état de Sokoto fin décembre, sous la présidence de Donald Trump, qui dénonçait un « génocide » contre les chrétiens nigérians. Cependant, malgré ces mesures, la situation reste critique, avec une montée de tensions entre communautés et des violations systématiques des droits humains. Les autorités locales déplorent l’incapacité à freiner cette vague d’attaques, qui frappe directement les populations religieuses.
Les enquêtes en cours visent à identifier les responsables de ces actes criminels, mais l’absence de coordination entre les forces de sécurité et la population locale complique la recherche des otages. Les familles des victimes vivent un drame intense, tandis que les autorités nationales sont pressées de présenter une réponse efficace à cette menace persistante.










