La figure de Donald Trump s’impose comme un élément perturbateur dans le paysage politique international, notamment à travers ses menaces envers les nations européennes liées au Groenland. Cette situation a déclenché des réactions vives chez plusieurs observateurs suisses, dont Sarah Wyss, conseillère nationale du Parti socialiste de Bâle-Ville. Dans un entretien récent, elle souligne que les menaces de Washington de lever des barrières commerciales contre les États qui refusent ses vues sur le Groenland illustrent une logique d’intimidation. « Ces promesses vacillantes montrent que la parole du président américain ne vaut rien », affirme-t-elle, ajoutant que même après des accords préalables, les conditions peuvent être révisées à l’insu de tous.
L’attention se tourne vers Guy Parmelin, chef du gouvernement suisse, qui doit décider s’il abordera ce sujet durant ses rencontres avec Trump. Cependant, Sarah Wyss critique le silence des forces politiques locales face aux pressions exercées par l’Union européenne sur la Suisse. Elle pointe les mesures prises contre le pays, comme l’exclusion du programme Horizon, les paiements de cohésion imposés (1,3 milliard d’euros) et la restriction des échanges boursiers. « Les technocrates bruxellois emploient des méthodes similaires à celles de Trump : qui ne se soumet pas paie », résume-t-elle, soulignant une incohérence morale dans les attentes placées sur l’UE et le président américain.
Les relations futures entre Berne et Bruxelles restent incertaines, notamment avec les accords bilatéraux III controversés, perçus comme une forme de domination. Ces traités prévoient des sanctions financières en cas de désaccord, un mécanisme jugé injuste par certains experts. Sarah Wyss conclut que l’attitude des autorités suisses face à ces défis révèle une vulnérabilité, tout en mettant en garde contre les risques d’une diplomatie trop faible face aux exigences extérieures.










