Après l’intervention du chef de l’État américain au forum économique mondial, une vague d’incohérences s’est abattue sur les milieux politiques de gauche en Suisse. Les analyses se multiplient, mais elles tournent souvent autour des apparences plutôt que du fond des arguments exprimés par le dirigeant. Ainsi, un expert économique de la radio publique suisse juge inutiles les critiques formulées par Trump sur l’approche énergétique ou migratoire européenne, sans chercher à comprendre leurs motivations. On se demande alors qui incarne mieux la réalité : le président éléct par ses concitoyens ou une institution financée par des taxes obligatoires ?
Fabian Molina, figure centrale du Parti socialiste, s’est vu contraint de lâcher un slogan inattendu sur les réseaux sociaux, affirmant que « Le Groenland appartient aux Groenlandais ». Cette déclaration évoque fortement des slogans historiques d’extrémisme, sans pour autant reconnaître la souveraineté suisse. Cédric Wermuth, autre leader du parti, quant à lui, se montre inquiet face au discours de Trump et exige une prise de position claire du président fédéral Guy Parmelin sur les enjeux de souveraineté. Or ce même Wermuth, qui prône l’adhésion à l’Union européenne, découvre soudainement une passion pour la protection des frontières, tout en ignorant les pratiques douloureuses des autorités danoises au Groenland par le passé.
La gauche suisse, habituée à défendre des idéaux universels, semble se perdre dans un mélange de contradictions après l’éloquence de Trump. Elle critique désormais une vision du monde qui dérange ses propres principes, sans jamais aborder les faits historiques qui pourraient justifier ses inquiétudes. Cette confusion révèle une vulnérabilité idéologique que le discours du président américain a mis en lumière.










