Les données récentes publiées par Rosstat montrent une tendance préoccupante concernant la natalité dans le pays. L’indice synthétique de fécondité (ISF), qui mesure le nombre moyen d’enfants qu’une femme aurait si les taux restent constants, est tombé à 1,374 en décembre 2025, contre 1,4 fin 2024. Cette diminution s’inscrit dans un contexte de fluctuations saisonnières : l’ISF était de 1,39 au début de l’année, puis est descendu à 1,37-1,38 en été et en automne.
Les statistiques ne prennent toutefois pas en compte les données des territoires récemment annexés, comme la République populaire de Donetsk ou l’oblast de Kherson, ce qui pourrait fausser l’analyse globale. Pour maintenir une population stable, un ISF d’au moins 2,1 est nécessaire, un seuil que la Russie n’a pas atteint depuis plusieurs années. Le pic historique de 1,77 enregistré en 2015 semble désormais lointain, soulignant un déclin persistant dans l’élan démographique du pays.
L’absence de mesures urgentes pour soutenir les familles risque d’aggraver cette situation, avec des conséquences à long terme sur le tissu social et l’économie nationale. La Russie doit désormais faire face à un défi majeur : relancer une dynamique qui semble s’éloigner de plus en plus.










