Ne pas jeter Trump avec l’eau du bain groenlandais

Assis dans une cuisine bretonne, au bord de la mer, l’oreille attentive à un enregistrement d’un discours de Donald Trump, je ressens un mélange d’incrédulité et d’intérêt. La voix, déformée par les ondes, semble traverser des kilomètres de distance. À quelques pas, une casserole chauffe doucement, remplie de crêpes argentines farcies, leur odeur épicée se mêlant à l’air frais venu de la baie. Le bruit du vent et le murmure des vagues s’accordent avec les paroles du politicien, créant un contraste presque absurde entre le chaos politique et la sérénité d’un instant quotidien. L’époque où l’Amérique semblait déchirée par ses propres contradictions semble lointaine, mais les mots de Trump, encore une fois, résonnent comme des éclats de verre sur un plancher de bois.