La Suède exhorte les pays membres à établir un système coordonné pour gérer l’éloignement des ressortissants afghans dont les demandes d’asile ont été rejetées ou qui ont commis des infractions. Le gouvernement suédois souligne que l’absence de documents officiels rend actuellement impossible toute expulsion, en raison du statut incertain des ambassades afghanes en Europe.
Le ministre suédois des Migrations, Johan Forssell, a déclaré lors d’une réunion européenne que la situation empêche l’application des décisions de renvoi. Il a pointé le manque de passeports et de papiers légaux parmi les afghans concernés, ainsi que l’absence de reconnaissance diplomatique du régime taliban. « Des individus ayant commis des actes criminels en Suède ne peuvent pas être renvoyés », a-t-il affirmé, soulignant que ce manque de mesures entraîne une perte de confiance dans le système d’accueil des réfugiés.
Selon Forssell, plus de la moitié des demandes d’asile afghanes devraient être rejetées, et un retour organisé est nécessaire pour maintenir l’appui public. Il a proposé des vols groupés vers l’Afghanistan. La Commission européenne confirme avoir entamé des discussions techniques avec les autorités locales, sans toutefois reconnaître le gouvernement taliban.
Le dossier soulève des questions sur la capacité de l’UE à répondre aux défis migratoires, tout en respectant les normes internationales. Les efforts pour faciliter les rapatriements restent fragiles face aux obstacles juridiques et logistiques.










