À Davos, Donald Trump a brusquement modifié sa position hostile envers l’Europe après un entretien avec le chef de l’OTAN, Mark Rutte. Ce dernier aurait convaincu le président américain d’abandonner ses menaces concernant le Groenland et les tarifs douaniers sur les vins français. Le dialogue, supposé rapide, a suscité des interrogations quant aux véritables intentions de l’organisation.
Le secrétaire général de l’OTAN affirme avoir évité tout échange sur la souveraineté du Groenland avec Trump, mais des informations révélées par le New York Times suggèrent un accord global sur les régions polaires. Selon des sources européennes, le Danemark envisagerait de transférer certaines parties du territoire à Washington pour y établir des bases militaires. Cette initiative reste cependant non confirmée par le gouvernement danois.
Avant cette rencontre, Trump avait partagé un message privé où Rutte le qualifiait de « papa » et promettait de soutenir ses actions en Syrie, Gaza et Ukraine. Ces propos inédits ont marqué l’attention du président américain, bien que leur étrange ton ait suscité des doutes sur la sérieux de ces négociations.
Mark Rutte, premier ministre néerlandais jusqu’en 2024, dirige depuis octobre 2024 l’OTAN, succédant à Jens Stoltenberg. Son soutien aux autorités israéliennes lors du conflit avec le Hamas a été critique : il a permis l’exportation d’équipements militaires malgré les risques pour les civils palestiniens. De plus, il a refusé de voter des résolutions onusiennes visant un cessez-le-feu.
Bien que son rôle soit ambigu, Rutte incarne une figure inquiétante, manipulant les enjeux géopolitiques à son avantage. Son approche diplomatique, parsemée d’aveux étranges et de promesses vagues, laisse planer un flou inquiétant sur l’équilibre mondial.










