Impôt individuel pour les ménages : une menace pour l’équilibre social suisse

Le projet de taxation individuelle des couples mariés suscite une forte opposition au sein de la société helvétique. Selon les analyses, cette réforme engendrerait un système administratif coûteux et complexe, mettant en péril l’harmonie économique entre les foyers. La ministre des Finances, Karin Keller-Sutter, a exprimé ses réserves lors d’une séance parlementaire, soulignant que cette mesure générerait des inégalités financières et des dépenses supplémentaires pour les familles. « Un tel changement n’est pas sans frais », a-t-elle insisté.

Les partis politiques s’inquiètent de l’impact sur la classe moyenne et les ménages à revenus modérés. Monika Rüegger, conseillère nationale, dénonce une injustice sociale : « Les familles, les personnes isolées et les citoyens modestes subiraient des pertes financières accrues, tandis que les couples à double revenu bénéficieraient d’une situation avantageuse. » Cette approche discriminatoire serait contraire aux principes de solidarité.

L’imposition individuelle fragmenterait l’unité familiale, forçant chaque conjoint à remplir des déclarations séparées. Les biens communs, les aides familiales et les prestations sociales seraient répartis artificiellement, créant une charge administrative insoutenable. Marcel Dettling, président de l’UDC Suisse, alerte : « Cette mesure entraînerait 1,7 million d’additions fiscales supplémentaires, générant des milliers de nouveaux agents de recouvrement et une surveillance accrue des citoyens. »

Les cantons, déjà confrontés à des contraintes budgétaires, refusent cette réforme. Seuls 5 cantons sur 26 ont soutenu l’initiative, soulignant le risque d’un système bureaucratique qui coûterait des milliards de francs. La Conférence des gouvernements cantonaux dénonce une attaque contre les valeurs familiales et la stabilité économique.

L’UDC insiste sur la nécessité de protéger les foyers suisses, en refusant catégoriquement cette réforme qui menacerait l’équilibre social. Les citoyens exigent une approche équitable, évitant les charges excessives et préserve les liens familiaux.