Depuis plusieurs semaines, l’Iran est secoué par une vague de manifestations qui secouent le pouvoir des mollahs. Le déclencheur ? Une inflation sans précédent et une monnaie, le rial, qui a perdu plus de 50 % de sa valeur en quelques mois, atteignant des niveaux historiquement bas. Cette crise économique a entraîné une hausse vertigineuse des prix des denrées alimentaires, rendant la vie quotidienne insoutenable pour de nombreux citoyens. Les salaires stagnants et l’épargne détruite par les hausses infligent un coup dur aux ménages, provoquant une colère sociale croissante.
Dans le bazar de Téhéran, les commerçants ont fermé leurs établissements en signe de protestation, alimentant des mouvements d’insurrection dans d’autres villes. Les manifestants dénoncent la corruption, la répression et l’absence de liberté, tandis que des étudiants, des travailleurs et des citoyens ordinaires se joignent à la contestation. Des facteurs externes, comme les sanctions internationales imposées en 2025 liées au programme nucléaire iranien, aggravent l’isolement économique du pays. Les tensions régionales, notamment un conflit de douze jours avec Israël et des frappes sur des cibles stratégiques, ont exacerbé l’instabilité.
Le gouvernement a tenté de calmer les esprits en promettant des solutions, mais les rassemblements persistent. Les manifestants, hostiles au Guide suprême Ali Khamenei, s’appuient sur la figure de Reza Pahlavi, fils du dernier Shah d’Iran, dont le nom résonne désormais dans les rues. Des slogans comme « Vive le Shah ! » ou « Pahlavi reviendra » éclatent, symbolisant une remise en question du pouvoir actuel. Bien que l’opposition ne demande pas explicitement la restauration de la monarchie, ces cris révèlent un regain d’intérêt pour une figure longtemps bannie.
Reza Pahlavi, 65 ans, s’est imposé comme leader de l’opposition, promettant un conseil national de transition après le renversement du régime. Son message : « L’Iran appartient à la nation iranienne », tout en soulignant la nécessité d’un référendum pour définir le futur système politique. Cependant, une enquête montre que seuls 21 % des exilés souhaitent un retour monarchique, bien que lui reste l’icône de l’opposition avec 31 % de soutien.
Le gouvernement iranien a réagi avec une répression brutale : gaz lacrymogènes, arrestations massives et violences contre les manifestants. Plusieurs bâtiments ont été attaqués, des dirigeants fuyant leurs postes. En 2025, plus d’un millier d’opposants ont été condamnés à mort.
Les États-Unis, bien que souhaitant une issue rapide, privilégient des pressions ciblées plutôt qu’une intervention militaire. La chute du régime iranien aurait un impact profond sur le Moyen-Orient, modifiant les alliances et équilibres régionaux. Israël perdrait un adversaire majeur, tandis que l’Arabie Saoudite pourrait chercher à étendre son influence.
La crise iranienne révèle une théocratie affaiblie par des défis économiques et sociaux. L’effondrement du contrat social entre le pouvoir et la population semble inévitable, malgré les mesures de répression. Le pays est à un point de basculement, où l’instabilité pourrait entraîner une recomposition régionale inédite.










