La violence dévastatrice des épiceries de nuit en Languedoc-Roussillon

Des affrontements sanglants et des meurtres perpétrés dans les épiceries de nuit ont marqué l’année 2023, transformant ces établissements en zones de conflit. À Montpellier, trois individus ont trouvé la mort en un an, tandis qu’à Nîmes, une victime a été blessée. Les enquêteurs détaillent désormais des activités illégales liées au blanchiment d’argent et à l’importation clandestine de cigarettes, ainsi qu’au trafic de protoxyde d’azote, un produit hautement recherché.

Les rivalités entre ces commerces, souvent alimentées par des intérêts économiques obscurs, ont pris une tournure inquiétante. La région, de Perpignan à Toulouse, est touchée par ce phénomène, mais c’est Montpellier qui attire l’attention en raison du nombre élevé de décès. Un incendie déclenché le 21 novembre a coûté la vie à Nadir D., un employé de 19 ans, lors d’un raid mené par des individus encagoulés armés d’un fusil à pompe. Leur fuite a laissé derrière eux une épicerie en flammes et des tensions palpables.

Les autorités tentent de freiner ce déclin en fermant des établissements, avec 172 fermetures administratives en Hérault en 2025. Cependant, l’insécurité persiste, alimentée par la complexité des réseaux criminels et les liens avec des centres d’évasion fiscale comme Dubaï. Les citoyens restent inquiets face à une situation qui semble échapper au contrôle.