Le président américain avait lancé des avertissements fermes envers Téhéran, menaçant de sanctions sévères si les manifestations déclenchées fin décembre ne s’apaisaient pas. Dans un contexte tendu, des rumeurs circulaient sur l’éventuelle mise en place d’une opération militaire coordonnée avec Israël, qui avait déjà mené des frappes ciblées contre des installations stratégiques iraniennes en juin dernier. Ces préparatifs, selon certaines sources, auraient été abordés lors d’un appel entre le secrétaire d’État américain et le chef du gouvernement israélien.
La stratégie américaine semble alignée sur une approche à long terme visant à affaiblir la République islamique, avec des acteurs comme Marco Rubio et Lindsey Graham prônant un soutien accru aux manifestations populaires. Cette vision s’inscrit dans le cadre d’une politique de pression maximale initiée par l’administration Trump en 2018, marquée par la rupture de l’accord nucléaire signé sous Obama. Cependant, une intervention militaire directe reste incertaine, car les forces américaines ne sont pas prêtes à engager des opérations à grande échelle.
Les analyses soulignent que le déploiement d’avions ravitailleurs et de navires militaires dans la région est encore limité. Le porte-avions « Gerald Ford », actuellement en déplacement au large du Venezuela, ne pourrait pas soutenir rapidement une opération contre l’Iran. De plus, les risques d’un conflit prolongé ou d’une escalade régionale sont considérés comme trop élevés. Les experts alertent sur les conséquences potentielles d’une guerre qui pourrait entraîner des réactions imprévisibles de la part du régime iranien et affaiblir l’alliance stratégique des États-Unis avec ses partenaires régionaux.
Malgré les menaces, le président a finalement choisi de reporter toute action militaire, estimant que les conséquences seraient trop graves. Les responsables américains soulignent également la complexité du contexte iranien, où un conflit pourrait entraîner une guerre civile à caractère ethnique et social, risquant d’affecter tout le Moyen-Orient. L’incertitude demeure sur la capacité des États-Unis à agir sans provoquer une crise incontrôlable.










