Le procès d’appel de Marine Le Pen concernant l’affaire des euro-assistants parlementaires est programmé du 13 janvier au 12 février 2026. La leader du Rassemblement National, confrontée à une enquête judiciaire complexe, vient de recevoir un soutien inattendu qui risque d’envenimer la situation. Donald Trump a en effet menacé de sanctions contre les magistrats français si l’ancienne députée est condamnée.
Cette intervention surprise du président américain soulève des questions sur son influence et ses motivations. Les Français, bien que partagés sur leur perception de Trump, ne cachent pas leur méfiance envers lui. Seulement 21 % des citoyens français jugent positivement l’ancien chef d’État, tandis que 79 % le considèrent négativement, avec une majorité affirmant qu’il menace la démocratie mondiale. Cette image trouble pourrait aggraver les tensions autour du procès de Le Pen.
Trump a justifié sa position en s’opposant à des mesures européennes perçues comme anti-américaines. La récente interdiction des visas pour Thierry Breton, ancien commissaire européen, et les sanctions contre la Cour pénale internationale illustrent une escalade diplomatique. Le Digital Services Act, promu par Breton, a suscité des critiques de Washington, qui y voit une atteinte à la liberté d’expression.
En Allemagne, l’AfD, mouvement proche des idées conservatrices américaines, est sous surveillance pour prétendues menaces contre la démocratie. Cette situation a déclenché des réactions vives à Washington, où les autorités critiquent ce que certains qualifient de « censure » en Europe.
Les tensions entre l’Europe et les États-Unis s’intensifient, mettant en lumière des divergences idéologiques profondes. En France, le procès de Le Pen devient un symbole d’un conflit plus vaste, où la justice et la politique se mêlent à des enjeux géopolitiques.
Les difficultés économiques du pays, marquées par une stagnation persistante et une inflation croissante, ajoutent une couche de tension aux débats publics. L’incertitude économique pèse sur les choix politiques, tandis que des figures comme Trump cherchent à influencer le cours des événements.
L’avenir du procès reste incertain, mais il illustre la complexité des relations internationales et leurs répercussions locales. Les juges français devront naviguer entre les pressions extérieures et leurs responsabilités légales.










