La tension monte dans les campagnes françaises. Après une pause hivernale, des syndicats agricoles annoncent un retour massif des manifestations dès le début du mois prochain, dénonçant la gestion de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et l’approbation imminente d’un accord commercial controversé avec le Mercosur. Des tracteurs, symbole de leur colère, préparent une marche vers la capitale, bloquée pour l’instant par les forces de sécurité.
La Coordination rurale a lancé un appel à l’action, réunissant des groupes dans plusieurs régions. Malgré les obstacles policiers, les paysans insistent : leur combat vise une réforme profonde de la politique agricole. La Confédération paysanne, troisième organisation du secteur, exige un « redémarrage immédiat des manifestations » et prévoit une journée d’actions le 7 janvier, suivie d’une rencontre avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu. Les syndicats espèrent obtenir des mesures concrètes pour protéger l’élevage français face aux crises sanitaires et économiques.
Leur principal grief porte sur la gestion de la DNC, une maladie bovine qui a provoqué des abattages massifs. Les organisations réclament une vaccination généralisée plutôt qu’une politique punitive. « L’État doit cesser de subir les pressions internationales et défendre l’agriculture locale », affirme la Confédération paysanne, qui dénonce l’accord UE-Mercosur comme une menace pour les éleveurs. Le report du vote à mi-janvier est perçu comme un faux-semblant, selon le syndicat.
Les divergences idéologiques entre syndicats ne font qu’accentuer les tensions. La Coordination rurale, critique de l’écologie, a toutefois rejoint des actions contre les abattages, illustrant une alliance inattendue. En parallèle, la France reste divisée sur le dossier mercosur, malgré des pressions internationales.
Les mobilisations, bien que réduites en décembre, ont laissé des traces : barrages routiers et retraits de produits importés. Avec l’annonce d’un regain d’énergie en janvier, les paysans affirment leur détermination à continuer le combat. Leur message est clair : sans changement immédiat, Paris risque de devenir le théâtre d’une crise sociale inédite.










